RnD Café ☕️ – #417
10 janvier 2026
Au sommaire cette semaine
- La fin de la récréation, place au ROI
- Visibilité : le point SEO/GEO.
- Guerre ouverte : Google Android vs OpenAI Ads
- Vidéo générative : l’explosion des workflows
- Marketing : l’illusion du bouton magique
👉 Les synthèses de cette édition sont toujours à écouter et à voir avec NotebookLM. Version audio RnD Expresso et slides vidéo NotebookLM, génération d’infographies et de slides.



C’est reparti ! Le retour des fondamentaux

Bienvenue en 2026 !
Si vous lisez ces lignes, c’est que vous avez survécu à la bulle d’enthousiasme IA de 2024 et au creux de désillusion de 2025. Nous entrons désormais dans une ère plus froide, mais infiniment plus intéressante : celle du pragmatisme et des fondamentaux.
Les questions ne sont plus « Est-ce que l’IA peut faire ça ? » mais « Comment on scale ce truc ? Comment on le rentabilise ? Comment on le sécurise ? ».
J’observe tous les jours un peu plus cette fatigue des discours marketing, des annonces, des 🤩 et autres 🤯… Clin d’oeil à une interlocutrice cette semaine qui me confiait suite à une annonce qu’elle me partageait : « Mais bien sûr… encore une révolution ! J’en ai trois par jour dans ma boîte mail ».
Le bruit ambiant est devenu assourdissant. Les vraies avancées se noient dans un océan de bullshit.
Cela va rester mon ambition cette année : que le RnD Café vous apporte la curation nécessaire pour vous aider à porter un regard perspicace sur les sujets qui me semblent compter dans nos métiers.
Une année que toute l’équipe RnD et moi vous souhaitons chaleureuse et inspirante.

Nouvelle année, nouvelle feuille de route mais probablement un retour également aux fondamentaux : le sens, la valeur, l’interaction, les résultats.
Que ce soit chez les financiers où la question n’est plus « Regardez ce que ce modèle peut faire ! », mais « Combien ça rapporte ? » ou dans les équipes marketing « Quelle authenticité, quelle valeurs pour quels publics ? ».
Ce retour salutaire s’accompagne d’une mutation profonde de nos interactions numériques. Nous ne cherchons plus l’information, nous conversons avec elle.
L’IA agentique ne se contente plus de rédiger des poèmes, elle exécute des tâches, réserve des vols et négocie des contrats. Cette autonomie change tout, de la manière dont nous travaillons à la façon dont nous existons en ligne.
Google a toussé ces deux dernières années mais revient plus puissant que jamais, la création de contenus de qualité est une obligation pour exister mais comment le faire avec des ressources toujours plus réduites ?
On va observer tout cela.
Cette année 2026 ne sera pas celle de la « magie », mais celle de l’industrialisation. Et c’est là que les vraies opportunités (et les risques) commencent. Ca va être très stimulant.
Très belle année à vous.
1. IA & Future of work : l’ère du R.O.I. et des agents
On l’a dit, cette année, les entreprises ne cherchent plus à être « IA-first », elles cherchent à être rentables grâce à l’IA. Cette transition est portée par l’avènement des IA agentiques autonomes, qui ne sont plus de simples assistants passifs, mais de véritables opérateurs.
Les progrès sont rapides. Les agents actuels restent limités, souvent fragiles, parfois imprévisibles. Mais la trajectoire est claire. Dans 18 mois, ils seront fiables. Dans trois ans, ils seront partout. Assistants personnels, workflows d’entreprise, customer support : ils vont transformer la façon dont on travaille.
En clair : on arrête de discuter avec le chatbot, on lui donne les clés de la boutique. Mais les donneriez-vous à n’importe qui… ? Le feriez-vous sans fournir un bon manuel ? Supervision, supervision, supervision !
L’agentique se retrouve dans bon nombre de prévisions de début d’année (exemple chez Raphaël Richard qui avait déjà vu juste l’année dernière, ou chez Nicolas Guyon). Mais attention, cette autonomie a un prix : la sécurité. Comme le souligne David Fayon, recommandé par Alain Garnier, l’essor de l’IA agentique rend la cybersécurité indissociable de la stratégie business. Un agent autonome qui hallucine, c’est une erreur ; un agent autonome piraté, c’est une catastrophe industrielle.
Mais les premiers retours sont là.
Les institutions s’y mettent aussi : la Cour des comptes note que pour France Travail, l’intelligence artificielle peut déjà “payer” dans le service public… mais que la conformité peut plomber la fête.
La Cour des comptes estime à 120 M€ les gains d’efficience liés à l’intelligence artificielle entre 2017 et 2025, pour un coût d’environ 108 M€ (développement + 2025) : routage des 34,3 millions de courriels (contre 19,5 millions en 2017), délais de traitement réduits, conseillers recentrés sur l’accompagnement, et automatisations utiles (pré-remplissage, modération).
Mais le même rapport pointe des “lacunes importantes” et des faiblesses sur la protection des données (Règlement général sur la protection des données), avec un risque juridique et réputationnel élevé ; un plan d’actions a été lancé au printemps 2025.

Jensen Huang, CEO de Nvidia, va plus loin sur l’autonomisation en affirmant cette semaine au CES à Las Vegas que cette technologie créera plus de millionnaires en 5 ans que l’internet en 20 ans. Pourquoi ? Parce que l’effet de levier est infini. Mais attention à ne pas tomber dans le piège de la pensée magique. Comme le note Luís Rodrigues, l’IA n’est pas de la magie, c’est une « stack » technique qu’il faut maîtriser couche par couche.

C’est donc aussi une année de l’architecture (à voir ici aussi et chez Google avec son rapport : AI Agents trends 2026).


Et pour un bon mode d’emploi synthétique, jeter un coup d’oeil à cette infographie d’Yvan Demumieux.
Là encore, totalement aligné. Retour aux fondamentaux = commencer par une tâche répétitive, claire et pénible. On a déjà parlé ici du concept d’Empathy AI.
En matière d’agents, l’expression que vous allez entendre de plus en plus est le vibe coding, illustré par ces outils (Google AI Studio / Gemini 3, Lovable, Cursor, Bolt) qui peuvent vous assister dans la construction de programmes. Attention aux fausses promesses néanmoins. C’est parfait pour une démo, beaucoup moins pour un déploiement en production. Aujourd’hui ! Mais dans 6 mois ?

À ce titre, Claude Code (avec Opus 4.5) illustre un basculement : on ne “questionne” plus une intelligence artificielle, on travaille avec un outil qui comprend le contexte, exécute, itère et mène une tâche de bout en bout. Ce n’est plus seulement un chatbot, mais un opérateur autonome capable d’aller chercher de l’information sur le web, d’ouvrir des fichiers et d’exécuter des commandes pour résoudre des problèmes complexes.
Les effets annoncés sont ceux d’un saut de productivité (souvent présenté comme 10 à 200 fois selon les tâches et l’intégration) avec un coût d’entrée faible (environ 20 dollars), donnant un avantage aux premiers adoptants. Certains parlent même d’une “sensation” d’Intelligence Artificielle Générale (AGI), au sens où l’outil se comporte comme un collègue logiciel plutôt qu’un générateur de texte. Image utile : pas un dictionnaire, mais un artisan avec sa boîte à outils, capable de faire le chantier… tant que vous tenez le plan (sinon, il fait très bien “son” chantier).
À lire : comment son créateur l’implémente (+7M de vues) + tuto
Mot de la fin sur ces sujets à Marie Dollé qui dans l’une de ses dernières newsletter rappelait qu’en matière de synergie Humain+IA, 1+1 n’était pas égal à 3 !
En réalité, c’est souvent 1 + 1 = 1,5… et parfois 1 + 1 = 0,8. Une méta-analyse (Vaccaro, Almaatouq & Malone, 2024 ; 106 expériences) montre que l’intelligence artificielle améliore l’humain dans 85 % des cas, mais que l’humain améliore rarement l’intelligence artificielle : la synergie est surtout à sens unique.
Sur les tâches fermées (ciblage, scoring, variantes de campagnes, résumé d’insights), l’arbitrage humain peut dégrader le résultat si on n’a pas l’expertise pour juger. Sur les tâches ouvertes (positionnement, concept créatif, angle éditorial), l’humain reprend l’avantage — à condition de savoir cadrer, challenger, et décider quand suivre la machine ou l’ignorer. Ce qui fait la différence n’est pas l’outil, mais des compétences d’orchestration : définir la tâche, fixer des critères de qualité, contrôler ce qui compte…
Trois idées d’action sur ces sujets :
- Auditez vos projets IA actuels : s’il n’y a pas de ROI mesurable sous 3 mois, coupez.
- Formez vos équipes à la « gouvernance d’agents » : qui est responsable quand l’IA se trompe ?
- Sécurisez vos données : les agents ont besoin d’accès, c’est votre plus grande faille de sécurité.
2. Séisme dans la recherche où là encore, le retour des fondamentaux
Voici donc venu le temps où l’on peut créer en quelques heures des dizaines de vidéos de faux consommateurs s’extasiant sur vos produits et 73 % des marketeurs vont s’y engouffrer…

Exemple ici où bien entendu,… tout est faux sauf le produit.

Et donc voici le temps où il va falloir revenir aux fondamentaux pour que votre marque / institution reste visible dans ce flot de contenus SLOP (= »bouillie » ; mot de l’année), le symptôme d’un web pollué par des contenus de piètre qualité.
D’ailleurs, un signal faible émerge sur les réseaux sociaux. Les utilisateurs de Pinterest, par exemple, expriment une frustration croissante face à la baisse de qualité due aux images générées par I. Le « trop plein » artificiel commence à créer un rejet.
Pour émerger, Cyrille de Lasteyrie, aka Vinvin, parle de « plus-rien-à-foutrisme ». C’est ce moment où l’on cesse de chercher l’approbation, où l’on parle et agit sans trembler devant le jugement social — et, paradoxalement, cela donne une puissance presque “intouchable”.
On retrouve ce mécanisme partout : en politique, chez certains dirigeants, et chez des humoristes expérimentés capables de tout dire parce qu’ils assument totalement le risque de déplaire. Cette posture fascine parce qu’elle contraste avec nos freins habituels (politesse, culpabilité, peur de choquer, besoin de séduire) : elle capte l’attention, sidère, et parfois hypnotise.
À retenir côté marketing : l’aplomb et la clarté tranchante créent de la mémorisation ; mais c’est une arme, pas un gadget.
Quoi qu’ill en soit, pour être visible sans renverser la table, il va falloir être crédible et authentique.
Google n’est plus la porte d’entrée unique du web. L’interface d’achat et de décision bascule vers l’IA conversationnelle. Pour les marques, c’est un séisme de magnitude 9. Le SEO (Search Engine Optimization) laisse sa place au GEO (Generative Engine Optimization). On en a déjà très longuement parlé depuis les prémices (LLMO en avril 24) à l’arrivée de cet acronyme en février dernier.
Le nouveau paradigme est celui de la « saillance« , même si je ne trouve pas le mot hyper beau… Comme l’explique Superception, il ne s’agit plus de classer une page en première position, mais d’être cité comme la référence incontournable par le moteur de réponse.
C’est une bataille à 171 milliards de dollars qui se joue entre l’AEO (Answer Engine Optimization) et le SEO classique. A lire chez Karine Abbou qui rappelle les trois fondamentaux :
- Crédibilité : appuyez-vous sur des sources solides (données internes, études reconnues, citations vérifiables) et montrez vos preuves plutôt que des slogans.
- Structure : écrivez pour être compris vite (titres explicites, listes courtes, définitions, réponses directes), sinon la machine et le lecteur décrochent.
- Profondeur : remplacez le général par du concret (cas client chiffré, méthode étape par étape, limites assumées).
En clair : moins de “discours”, plus de “preuves + clarté + terrain”.
Ça donne quoi concrètement ?
Il faut rendre vos contenus « IA-Comestibles« . La formule est simple : Structure + Précision = Indexation. Il faut aussi comprendre le concept technique du « Query Fan-Out: une requête utilisateur est éclatée par l’IA en multiples sous-questions. Si vous ne répondez pas précisément à l’une de ces sous-branches, c’est plus compliqué d’apparaître. A noter cette info vue chez Elliot Bobiet : plus votre marque est citée sur YouTube plus l’IA vous repère. Il s’appuie sur l’étude Ahrefs de décembre. D’ailleurs en terme de confiance des consommateurs, YouTube remporte aussi la palme face à Facebook, Instagram, TikTok.
« Les mentions YouTube comptent légèrement plus que les impressions YouTube. Traduction : mieux vaut être mentionné dans 1000 vidéos à 500 vues que dans 10 vidéos à 50 000 vues. »

Mais là encore, résumer le GEO au Query Fan-Out est un non sens. Souvenez vous de ce petit schéma publié ici il y a quelques mois.

J’ai écouté pendant la trêve, une vidéo de Laurent Bourrelly, figure emblématique de la communauté SEO depuis de nombreuses années. Expert reconnu pour ses coups de gueule et son anti langue de bois, il vient du branding. Il tire à boulet rouge sur les pseudo consultants GEO mais il rappelle là encore une notion fondamentale :« Tous ceux qui manipulent l’algorithme qui n’ont pas compris que le seul algorithme intéressant, c’est le client. »
Il a d’ailleurs mis en avant une « petite » annonce discrète de Google publiée le 31/12…
Google Visual Lay Out. Lisez bien ce qui suit.
Accessibles à certains comptes (pour moi sur mon compte perso non payant), cette nouvelle fonctionnalité répond à votre requête en créant ni plus ni moins qu’un mini site qui peut inclure de l’interactivité. Les marques devront en plus de leur site (média propriétaire de réassurance) devenir des fournisseurs de flux et d’autorité pour alimenter ces nouveaux supports.

Regardez la vidéo que je vous ai faite (3′) pour illustrer le résultat de cette requête.

Le futur de la recherche, c’est donc très vraisemblablement
- une expérience qui ressemblera à celle-ci. A la requête « quelle est la meilleure marque pour [XXX] ? », il faudra que vous soyez cité dans ce genre de contenus
- une interaction vocale avec un assistant présent dans votre smartphone
À noter que l’arrivée des résultats d’IA dans les résultats de la recherche sur Google, les fameux AI Overviews ne sont toujours pas déployés en France. Plusieurs problèmes réglementaires sont avancés mais Search Engine Land (repéré ici) a publié un article indiquant que Google teste une interface où, dès qu’on tape une requête, les boutons liés à l’intelligence artificielle (mode d’intelligence artificielle, image, micro) disparaissent au profit d’un simple “Envoyer”.
Si ce test se généralise, l’utilisateur sera naturellement poussé vers la recherche classique : signe que Google ajuste encore le dosage entre usages d’intelligence artificielle, expérience utilisateur et modèle publicitaire.

Et pour finir, difficile d’être en désaccord avec Pierre Herubel qui illustre un malentendu fréquent : beaucoup voient le marketing comme un bouton magique — on appuie, on obtient des prospects, voire on “devient viral”, puis les prospects tombent. Dans la réalité, les résultats viennent rarement d’un coup d’éclat : ils viennent d’une discipline simple et souvent ingrate — tester des hypothèses, apprendre vite, répéter ce qui marche, tenir la cadence. Le marketing n’est pas une loterie, c’est une boucle.

Vu également chez Ahref : « Exemples d’utilisation de l’IA dans le marketing : 13 cas où l’IA a réellement fait ses preuves« .
Pour conclure ce point : 3 idées d’action à court terme
- Arrêtez de rédiger pour des mots-clés, rédigez pour des réponses structurées.
- Utilisez le formatage de données structurées (Schema.org) systématiquement.
- Devenez la source primaire : l’IA cite les experts, pas les agrégateurs.
3. La bataille des écosystèmes : Google, OpenAI & la pub
Pendant ce temps, les titans s’affrontent sur le terrain de la monétisation et de la distribution. OpenAI, longtemps perçu comme intouchable, fait face à la réalité économique.
Selon plusieurs sources ou ici, OpenAI teste désormais l’insertion de publicités dans ChatGPT. C’est un aveu : l’abonnement ne suffit pas, et le modèle gratuit doit être financé. Le contenu sponsorisé pourrait bientôt être prioritaire et alors, comment le sponsor sera indiqué, quelles requêtes seront monétisées, et si la “réponse” reste d’abord une synthèse fiable… ou devient un placement média déguisé.
Mais OpenAI a un problème plus urgent : le trafic. Un graphique inquiétant de Business Insider montre que le trafic web de Gemini commence à grignoter des parts de marché significatives. Pourquoi ? Réponse : la distribution.


Google est en train de déployer l’artillerie lourde. Ce n’est plus juste un site web, c’est l’OS. Fred Cavazza rapporte que Gemini sera propulsé nativement sur 800 millions de terminaux Samsung d’ici fin 2026. C’est une puissance de feu qu’OpenAI ne possède pas. Rappelons qu’OpenAI perd 12 milliards par an et ne compte que sur ses 900 millions d’utilisateurs (dont moins de 10% payants) contre environ 4 milliards pour Google.
En parallèle, Google sature l’espace applicatif. Gmail se transforme en véritable assistant personnel (avec ses 3Md+ d’utilisateurs) et la firme déploie plus de 17 nouveaux outils IA, dont l’excellent NotebookLM (mon outil 2025 !) qui réinvente l’interaction avec nos documents personnels.
D’ailleurs si vous souhaitez approfondir votre expérience de NotebookLM, reportez-vous à l’excellent guide de Benoit Raphaël qui m’a d’ailleurs fait découvrir une pépite (payante) pour éditer des infographies et ppt produits par l’outil (via Gemini3).
Pour tester : son guide des 10 usages innovants et l’accès à sa base de données de connaissance sur le complexe sujet IA et RSE (+ de 100 sources accumulées au cours des dernières années).
En résumé :
OpenAI tente de devenir une régie publicitaire pour survivre, tandis que Google utilise son monopole sur Android et Workspace pour étouffer la concurrence par l’usage quotidien.
4. Créativité & vidéo : l’explosion des outils
Si le texte arrive à maturité, la vidéo et le design produit sont en plein Big Bang. 2026 est l’année où le « Text-to-Video » devient utilisable en production réelle.
Le tournant, c’est l’arrivée de modèles open-weight (poids d’un modèle entraîné publiés, sans forcément ouvrir le code ni les données : ce n’est donc pas de l’open source au sens strict mais vous pouvez adapter le modèle) qui offrent une alternative crédible aux boîtes noires.
Le modèle LTX-2 de Lightricks en est la preuve. En réalité, la licence est une « LTX‑2 Community License » spécifique qui restreint la réutilisation commerciale (seuil de 10 M$ de revenus, interdiction de certains usages, contrôle à distance possible). Vous pouvez donc exécuter le modèle chez vous et surtout l’adapter à vos codes (personnage, style, univers de marque) pour produire votre propre signature visuelle difficile à copier.
Et derrière, comme le souligne Gilles Guerraz, un sujet qui va monter : si votre différenciation vient du process d’entraînement (et pas seulement de la vidéo finale), où commence et où s’arrête la propriété intellectuelle ?
En plus du contrôle (format, cadence, résolution, reproductibilité), vous gagnez en confidentialité et en vitesse d’itération : tester 10 variations d’un même spot devient un process, pas un pari.

Mais c’est surtout la vitesse qui impressionne : on peut désormais générer 8 secondes de vidéo HD (720p) en 30 minutes avec des outils comme Seedance 1.5 Pro. Ce n’est pas du temps réel, mais c’est assez rapide pour des itérations créatives.
Dans le design produit, l’IA agit désormais comme un assistant directeur créatif virtuel, réinventant le haut de gamme. Regardez ce prompt.

Et pour ceux qui ont besoin de faire parler des avatars, les technologies de Lipsync (synchronisation labiale) ont fait un bond en avant spectaculaire, comme le montre ce comparatif.
Pour finir, fidèle à cette conviction forte que l’IA générative peut-être un formidable compagnon de créativité, je vous laisse avec ces vœux de l’artiste Kelly Boesch assistée par MidJourney (visuels initiaux), VEO3 (animation vidéo et mouvements de danse) et Suno (musique). Vu dans la communauté WhatsApp de Benoit Raphaël, spotté par Catherine Montagné et remis en avant par Laura Bokobza.
Merci à eux.
Rien à ajouter.
Passez un très bon week-end de rentrée.

BREVES, TIPS & SIGNAUX FAIBLES DE LA SEMAINE
- Ressources & Prompts : Pour ne pas se noyer, il faut les bons guides. Une compilation de guides gratuits (10 ressources pour apprendre), de prompts ChatGPT (le prompt consultant) et une analyse de votre LinkedIn score ou comment optimiser votre profil.
- Tendance des fêtes : Se filmer avec ses célébrités préférées via Easy Peasy. Merci aux testeurs Emmanuel Vivier et Raphaël Chenol

- Tendance des fêtes (bis) et pas glop(Grok) : « Grok », l’intelligence artificielle liée à X, permet désormais d’accéder à des fonctions payantes visant à “déshabiller” des personnes sur des images, y compris sans leur consentement. Depuis fin décembre 2025, l’outil est accusé d’alimenter une production massive de deepfakes à caractère sexuel ; face à l’indignation et aux appels au blocage, xAI a annoncé vendredi un ajustement, jugé très limité. Honnêtement, je ne le dis pas souvent mais vivement la régulation et stop au foutage de gueule !
Le Monde
- Cyber : triste bilan en 2025 ! Dans son post “CyberAlert France”, Clément Domingo aligne les fuites 2025 (administrations, télécoms, retail, santé, logistique…) et décrit une industrialisation des attaques, parfois très “bêtes” (ingénierie sociale au téléphone, usurpation du support). À retenir côté marketing : ce n’est pas un sujet informatique, c’est un sujet confiance et chiffre d’affaires.
Les priorités : collecter moins, sécuriser les accès (authentification multifacteur, droits minimaux), verrouiller les prestataires et préparer la communication de crise.

SECNUMCLOUD : l’hébergement souverain sécurisé, mythe ou réalité par le directeur de l’ANSSI. Vu chez Didier Girard.

- Robots : Le concept de « Physical AI » poussé par Nvidia présente une accélération nette de la robotique “prête pour le terrain” : plusieurs industriels (de la logistique aux machines de chantier) dévoilent de nouveaux robots et engins autonomes bâtis sur ses briques. En clair, la robotique suit la trajectoire du logiciel : standards, modèles open source, écosystèmes (avec Hugging Face) et nouveaux modules plus sobres en énergie (Jetson T4000) qui rendent le déploiement plus rentable. Intéressant de noter le glissement sémantique de robot vers Physical AI ou pire organoid. A lire ici.
- WEB3, Clap de fin pour Nike qui ferme discrètement sa filiale dédiée NFT : traduction côté marketing, l’effet de mode “collection digitale spéculative” s’essouffle. Mais comme le souligne Fred Cavazza, enterrer la blockchain serait une erreur : la techno, elle, continue de mûrir sur des cas plus utiles et moins bling-bling — traçabilité (authenticité d’un produit, lutte anti-contrefaçon), passeports de garantie, gestion de droits, programmes de fidélité interopérables. A mon sens, les NFT sont l’avenir technique du CRM. On en reparlera.
☕ Un café en vrai ?
Pour avancer cette semaine, posez-vous ces trois questions :
- Comment votre entreprise se prépare-t-elle à l’ère du ROI et des agents IA en 2026 ?
- Votre stratégie SEO est-elle déjà en train d’évoluer vers le GEO pour naviguer dans le nouveau paysage de la recherche ?
- Face à la bataille des écosystèmes IA, comment adaptez-vous votre présence et vos investissements technologiques ?
Autant de sujets qu’on adore explorer chez RnD.
Alors, pourquoi ne pas en parler autour d’un café (virtuel ou réel) ?
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Chaque samedi matin retrouvez une synthèse des informations du marketing digital à replacer lors de votre prochaine réunion.