RnD Café ☕️ – #419

24 janvier 2026

Au sommaire cette semaine

  • L’IA devient un agent économique autonome
  • Le « Vibecoding » remplace le code traditionnel
  • Éviter la « zone de la bêtise » des LLM
  • Google Search lit désormais vos emails
  • OpenAI lance la publicité dans ChatGPT

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Toutes les synthèses ci-dessus sont produites in extenso via NotebookLM.

Rnd café podcast 419
Rnd café synthèse 418

Analyste Programmeur

Bonjour à toutes et à tous.

Cette semaine, les regards étaient tournés vers Davos et pas uniquement pour des questions géopolitiques (🇬🇱).

Les patrons de la tech s’y sont montrés en nombre.

En résumé, cette édition du World Economic Forum enterre définitivement l’optimisme béat pour laisser place au « réalisme de l’infrastructure ».

L’IA n’est plus un outil, mais un pilier de stabilité macroéconomique au même titre que l’électricité.

Si Dario Amodei (Anthropic) a interpellé l’assemblée en annonçant l’automatisation imminente des développeurs (dans 6-12 mois : Claude Code pourrait accomplir « la quasi-totalité du travail des développeurs » + à 5 ans : 50% des emplois de cols blancs junior disparaîtraient), Satya Nadella (Microsoft) a lui joué la carte de la prudence en agitant le spectre d’une bulle si l’IA ne sert pas à « faire quelque chose d’utile » pour le reste du monde.

Sam Altman (OpenAI) était moins présent sur les panels publics, il a négocié en coulisses des accords pour des infrastructures énergétiques massives nécessaires notamment avec l’Inde. A lire également : OpenAI fait face à des difficultés structurelles.

Demis Hassabis (Google DeepMind) reste sur sa chronologie, estimant une probabilité de 50 % qu’un système doté de toutes les capacités cognitives humaines soit atteint d’ici la fin de la décennie. (Revoir ici l’écosystème Google).

Jensen Huang, CEO de NVIDIA, prône l’Intelligence Souveraine : Chaque pays doit posséder ses propres usines d’IA et ses données pour ne pas subir un « colonialisme numérique ».

La grande surprise vient d’Arthur Mensch (Mistral AI), qui a bousculé le narratif occidental en affirmant que la Chine est déjà au niveau. Mistral vise l’indépendance européenne et 1 Md$ de CA pour 2026.

En bref : 2026 sera l’année de la souveraineté numérique ou celle de la fracture.

Tariq Krim publiait cette semaine une chronique « Miser sur un écosystème plus que sur un GAFAM Européen« .
La souveraineté n’est pas une loi, c’est une architecture. Pour sortir de cette dépendance de « locataire », nous devons cesser d’être de simples intégrateurs de solutions sur étagère et réinvestir dans l’Open Source et l’interopérabilité. C’est la seule voie pour bâtir une « stack d’émancipation » et garantir la résilience de nos business.

Donc en fait, c’est bien de géopolitique dont il s’agit.

Revenons à notre quotidien.

Depuis trois ans, on cherche le meilleur outil, le meilleur processus pour s’intégrer dans nos métiers. Nous étions des artisans cherchant le meilleur outil.

Depuis quelques semaines, on subit encore une accélération. On en a déjà longuement parlé – et on va continuer – mais clairement, on change de braquet. On ne parle plus d’outils passifs qui attendent un clic pour s’exécuter.

L’agent, lui, prend des initiatives. Il achète, il vend, il négocie, il code et, surtout, il prend des décisions.

Il me paraît absolument nécessaire de continuer à former vos équipes pour comprendre ce qu’il y a sous le capot de l’IA (ses forces, ses risques)
Cependant, le « prompt engineering » classique, cette idée qu’il faut trouver la formule magique pour faire obéir la machine, va évoluer.

La compétence critique qui émerge, c’est le management d’intelligence. On ne « code » plus, on « vibe-code ». On ne « requête » plus, on délègue à une entité qui possède sa propre autonomie économique.

Cette transition vers l’agentivité bouleverse tout, de la définition de la valeur travail à la structure même du e-commerce. Si votre agent d’achat négocie avec l’agent de vente d’Amazon, que devient le clic ? Que devient votre site web optimisé pour l’œil humain ? Que devient la publicité quand il n’y a plus de temps de cerveau disponible à capturer, mais seulement des protocoles à convaincre ?

Nous entrons dans l’ère des agents économiques synthétiques. Et la question n’est plus « quel outil utiliser ? », mais bien « qui travaille pour vous ? ».

Le futur avec le vibecoding

1. Stratégie : L’IA, nouvel agent économique et la fin du clic

L’illusion de l’IA comme simple « super-assistant » se dissipe. Nous assistons à une mutation profonde où l’intelligence artificielle n’est plus un support à la production, mais un acteur autonome de la chaîne de valeur.

Comme l’analyse très justement Fred Cavazza, l’IA ne doit plus être considérée comme un outil, mais comme un agent économique et social à part entière. Elle externalise nos capacités cognitives et créatives, ce qui impose de repenser radicalement nos structures juridiques et fiscales. Si un agent crée de la valeur, génère du revenu et prend des décisions, il devient urgent de lui attribuer une forme de personnalité juridique pour clarifier les responsabilités et, in fine, adapter la fiscalité pour préserver notre modèle social.

Cette autonomisation des agents a une conséquence immédiate et brutale sur le commerce en ligne : la mort annoncée du clic. C’est le signal d’alarme tiré par Optimal Ways, qui met en lumière l’émergence de protocoles comme l’Universal Commerce Protocol (UCP) poussé par Google.

Le "Dead Commerce" usine sans intervention humaine

Dans ce nouveau paradigme, les agents IA peuvent initier et conclure des achats sans jamais visiter un site web. Le modèle du « Dead Commerce » se profile : des usines automatisées produisant pour les besoins prédits par des algos, achetés par des agents. Pour les marketeurs, c’est un séisme : le tracking « client-side » (le cookie dans votre navigateur) devient obsolète car il n’y a plus de visiteur humain à tracker. Les funnels traditionnels s’effondrent.

Et donc ?
Le marché bascule vers une interaction machine-to-machine. Votre marque doit cesser d’optimiser uniquement pour l’œil humain et commencer à optimiser pour être « achetée » par des algorithmes et donc devenir fournisseur de flux

Mise en perspective

Si l’IA devient le principal acheteur, la publicité émotionnelle perd de sa pertinence au profit de la disponibilité des données techniques et de la réputation numérique pure.

On fait quoi ?

  • On audite sa dépendance au trafic « site web » traditionnel.
  • On bascule ses analytics vers du « Server-to-Server » (S2S) pour ne plus dépendre du navigateur.
  • On prépare ses catalogues produits pour qu’ils soient lisibles par les agents (API-first).
  • On anticipe les discussions juridiques sur la responsabilité des actions de vos agents IA.

2. Compétence clé : L’ère du « Vibecoding » et du management d’IA

Oubliez la syntaxe. Oubliez le point-virgule manquant qui plante tout le programme. En 2026, la barrière technique du code s’est effondrée, laissant place à une nouvelle compétence reine : le « Vibecoding« .

Discussion cette semaine avec notre CTO, sur le fait qu’à nouveau, c’était un retour aux fondamentaux (on en parlait ici) !

Pourquoi ?

Souvenez-vous du terme analyste-programmeur qui a connu ses heures de gloire entre les années 1970 et la fin des années 1990. C’était l’appellation reine avant que le titre de « développeur » ne devienne la norme universelle (ou ingénieur informaticien en 1999 pour les plus vieux expérimentés d’entres nous).

À cette époque, l’informatique sort des laboratoires pour entrer massivement dans les entreprises. Le métier est alors perçu comme une double fonction, d’où le nom composé :

  • L’Analyse : Il s’agissait de traduire les besoins métier (comptabilité, gestion de stocks) en modèles logiques (souvent via la méthode MERISE en France).
  • La Programmation : L’écriture concrète du code, souvent en COBOL, Fortran, Pascal ou plus tard en C.

Nous y revenons. Avec le vibe coding, il ne s’agit plus d’écrire le code, mais de manager le modèle qui l’écrit, d’analyser les processus…

Andrej Karpathy, ancien directeur IA chez Tesla et OpenAI, réfléchit publiquement à l’évolution du métier de programmeur. Son constat : le code devient un détail d’implémentation. Ce qui compte, c’est la capacité à définir le problème, à structurer la solution, à orchestrer les agents.

Comme le démontre cette nouvelle session de Comptoir IA, le « vibecoding » permet de créer des applications complexes (outils de veille, CRM, sites web) en quelques minutes, simplement en orchestrant des modèles comme Claude Code. On connecte des API, on déploie, on itère, sans jamais ouvrir un terminal complexe.

Le « Vibecoder » n’est pas un développeur au sens classique. C’est un chef d’orchestre. Sa valeur ne réside pas dans sa connaissance du langage Python ou JavaScript, mais dans sa capacité à faire faire. Il est recruté pour sa capacité à venir avec ses propres agents et à les faire collaborer efficacement. C’est un changement de paradigme total pour les RH : on ne recrute plus une compétence isolée, on recrute un manager d’agents.

Et attention, même si les outils évoluent très vite, les applications présentées ne sont pas (encore) prêtes à être déployées à grande échelle (sécurité, factorisation, performance).

Travailler avec l'IA au téléphone

Mais pour se faire la main et vous faire votre opinion, des ressources émergent, comme ces ressources de tâches marketing , ces exemples Claude Cowork, ou cette liste de 200+ prompts pour Claude Code, permettant de configurer des sous-agents spécialisés.

Claude Code est aussi utilisé dans des contextes de productivité personnelle :
how to automate your life with claude code (for non-technical people).

Et donc ?
La dette technique de demain ne sera pas du mauvais code, mais des équipes incapables de piloter les modèles qui génèrent le code.

En résumé
Le code est devenu une commodité. La valeur s’est déplacée vers l’architecture, l’imagination et la capacité à « parler machine ».

Ça donne quoi concrètement ?

  • Essayez Claude Code sur un « pet project » interne (un dashboard, un outil de veille) pour comprendre la vélocité du processus.
  • Identifiez dans vos équipes les profils « Vibecoders » naturels : ceux qui savent intuitiver ce que le modèle peut faire.

3. Usage : Dompter la « Zone de la bêtise »

Paradoxalement, alors que les modèles sont de plus en plus puissants, nous nous heurtons de plus en plus souvent à ce que Benoit Raphael appelle la « zone de la bêtise ».

Ce phénomène survient quand la fenêtre de contexte d’un LLM est trop remplie (au-delà de 40% d’utilisation) ou mal gérée. Le modèle commence à « halluciner », à perdre le fil, ou à donner des réponses génériques et plates. Pour rester dans la « smart zone », il ne suffit pas de prompter, il faut structurer l’échange. La technique consiste à « chauffer le modèle » avec des questions dont on connaît la réponse pour créer les bonnes connexions sémantiques avant de poser la vraie question technique.

Mais au-delà de la performance technique, l’enjeu est celui de la personnalité.

Comment faire pour que l’IA ne produise pas du contenu « gris » ? La réponse réside dans le « Selfpressionnisme » exploré par Marie Dollé.

Le marketing de demain doit cesser de traiter l’humain comme un outil pour le reconnecter à une expérience sensible. Concrètement, au lieu de saturer l’attention par du divertissement vide ou des contenus automatisés, votre marque doit miser sur l’organique et la quête de sens. Votre véritable avantage compétitif ne sera plus votre puissance technologique, mais votre capacité à transformer une interaction fonctionnelle en une émotion vivante.

A lire ici (lecture fortement recommandée 😊 ).

Livre Selfpressionnisme de Marie Dollé

On fait quoi ?

Pratiquez la « compaction intentionnelle » : résumez les longues conversations avec l’IA et redémarrez un nouveau chat propre.
Créez votre « Taste File » (un fichier markdown décrivant votre style) et donnez-le systématiquement en contexte.
Testez la dictée vocale pour fluidifier l’apport de contexte riche (surveillez des outils comme Wispr Flow)


4. Marketing : Hyper-personnalisation, Souveraineté, Contenus

La bataille pour votre intimité numérique change d’échelle. Google vient de franchir un Rubicon avec le déploiement de sa « Personal Intelligence » dans le Search, comme annoncé sur le blog Google.

Concrètement ? En activant le « AI Mode », vous autoriserez Google à croiser vos recherches avec le contenu de votre Gmail et de vos Google Photos. Vous cherchez des chaussures ? Il sait déjà ce que vous avez acheté le mois dernier et quelles photos de vacances montrent votre style. C’est l’hyper-personnalisation ultime, le rêve de commodité absolue, mais c’est aussi une transparence totale de votre vie privée offerte à l’algorithme.

Des acteurs tentent la voie de la « constitutionnalité ». Anthropic a publié sa nouvelle « constitution » pour Claude, révélant les principes éthiques et comportementaux codés en dur dans le modèle. Une transparence bienvenue, mais qui rappelle que ces règles sont fixées par une entreprise privée californienne.

La constitution de Claude

Le dernier tabou vient de tomber. OpenAI commence à tester les publicités aux États-Unis pour les utilisateurs gratuits. C’est la fin de l’utopie d’une IA conversationnelle purement servicielle ; elle devient un média.

Sur la question de la visibilité des marques, Karine Abbou revient sur quelques mythes sur le SEO/GEO (👇) en nous invitant à rester nuancés. « Non ce n’est pas la mort du Search, c’est un nouvel internet« . Plus que d’accord.

❌ Mythe #1 : Le trafic SEO a chuté de -25 %
✅ Réalité : Non. -2,5 % seulement.

❌ Mythe #2 : ChatGPT remplace Google
✅ Réalité : Le trafic vers Google a AUGMENTÉ de +0,8 % en 2025.

❌ Mythe #3: Les AI Overviews tuent le CTR
✅ Réalité : Oui. Sauf que … ils n’apparaissent que 30% du temps.

Parallèlement, la production de contenu créatif s’accélère. L’évolution des vidéos IA est objectivement impressionnante, rendant la création visuelle accessible à tous.

Autre exemple, on peut désormais recycler une vidéo YouTube en carrousel LinkedIn ou en sketchnote en quelques minutes avec Gemini et Gamma.

Besoin de visuels pour un storyboard ? 15′ de vibe coding

Contruire un outil pro Nano Banana avec Gemini

Mais attention au piège de la quantité. Dans un monde saturé de contenus synthétiques, les entreprises ne cherchent pas des conteurs de belles histoires, elles cherchent du sens. En 2026, le copywriting devient la nouvelle superpuissance : ce n’est plus la capacité à produire qui compte, mais la capacité à capter l’attention par la pertinence des mots.

L’adoption reste pourtant inégale. Le Monde rapporte que l’intégration de l’IA en entreprise se fait à « géométrie variable », freinée souvent par le manque de formation visionnaire. L’enjeu n’est plus l’outil, mais le « redesign » du travail. Le gain de productivité est réel, mais il impose de redéfinir le sens des missions de vos équipes. L’IA réussit là où elle sécurise la donnée et fluidifie l’expérience collaborateur, sans sacrifier le dialogue social.

Ça donne quoi concrètement ?

  • Surveillez l’arrivée des formats publicitaires IA pour être « early adopter ».
  • Automatisez le recyclage de vos contenus vidéos en formats écrits.
  • Investissez massivement dans les compétences d’écriture (copywriting) de vos équipes : c’est ce qui fera la différence face au bruit généré par l’IA.

Et pour finir, le sourire la semaine qui rappelle qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur la soi-disante facilité d’implémentation de l’IA.

Alors, on appuie sur bouton ?

Artiste-IA

BREVES, TIPS & SIGNAUX FAIBLES DE LA SEMAINE

Confiance, Risques et Cybersécurité

  • La revanche de Wikipedia : de source critiquée à pilier de l’IA Les bases de connaissances structurées redeviennent essentielles pour fournir des données fiables et vérifiées aux modèles de langage. Lien vers l’article
  • Désinformation institutionnelle sur X : Le compte de la Maison Blanche a diffusé une photo falsifiée par IA lors d’une arrestation. Lien vers l’article
  • Fuite massive de données à l’Urssaf Un accès frauduleux a compromis les données de 12 millions de salariés, rappelant l’importance critique de la cybersécurité dans nos systèmes interconnectés. Lien vers l’article
  • Économie de l’attention : outils de déconnexion Face à l’infobésité, des solutions comme Scrolly Buddy et Unpluq émergent pour aider les utilisateurs à réguler leur usage mobile. Lien Scrolly Buddy | Lien Unpluq (Via Magma).

𝐔𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐈𝐀 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 : 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐣𝐮𝐫𝐢𝐝𝐢𝐪𝐮𝐞 ? A voir chez Betty Jeulin.

Utilisation de l'IA pour prestation intellectuelle

Outils et Productivité

  • Top 20 des modèles d’IA les plus performants en janvier 2026 : le classement complet : A lire ici
  • OpenSource : la start-up allemande Black Forest Labs a lancé Flux.2 [klein], un modèle capable de créer un visuel de haute qualité en moins de 0,5 seconde sous licence Apache 2.0 : elle est totalement gratuite pour vos usages commerciaux.
  • Optimisation des workflows ChatGPT Lien ChatGPT Setup
Techniques de prompts pour ChatGPT

☕ Un café en vrai ?

Pour avancer cette semaine, posez-vous ces trois questions :

  1. Comment votre entreprise se prépare-t-elle à l’ère du ROI et des agents IA en 2026 ?
  2. Votre stratégie SEO est-elle déjà en train d’évoluer vers le GEO pour naviguer dans le nouveau paysage de la recherche ?
  3. Face à la bataille des écosystèmes IA, comment adaptez-vous votre présence et vos investissements technologiques ?

Autant de sujets qu’on adore explorer chez RnD.

Alors, pourquoi ne pas en parler autour d’un café (virtuel ou réel) ?

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