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RnD Café ☕️ – #329

Quand il n’y en a plus, il y en a encore…

A moins de vivre dans une grotte très profonde, et malgré un contexte international tendu, il fut difficile de passer à côté du psychodrama du week-end dernier dans l’épicentre californien de l’IA à savoir l’éviction, suivie de nombreuses péripéties, puis le retour de Sam Altman à la tête d’OpenAI, l’éditeur de ChatGPT. 

Pour mémoire, OpenAI, fondée en 2015 et dont Altman est l’un des fondateurs, est valorisée à 80 milliards de dollars.

Je ne vais pas refaire le film du weekend prolongé de Sam Altman, PDG, ex PDG, PDG d’une filiale de Microsoft, puis plus, puis PDG d’Open AI (l’éviction,  le retourla chronologiel’analyse,) mais tenter de revenir sur l’impact de l’événement pour nos métiers.

Le premier sentiment, c’est quand même un petit air d’amateurisme ce qui n’est pas complètement rassurant pour une société qui va façonner notre quotidien… Certes la gouvernance de cette fondation n’y a pas aidé (analyse ici via Benoit Raphaël et ChatGPT), mais ne pas prévenir les investisseurs majeurs, dont Microsoft, c’était quand même prendre quelques risques…

Le second point avec le recul, c’est d’essayer de comprendre les sous-jacents et d’en tirer quelques enseignements.

  1. Le départ puis le retour de Sam Altman à la tête d’OpenAI s’inscrivent dans un contexte de débats internes sur la sécurité de l’IA. Ces discussions tournent autour de « l’altruisme efficace » (effective altruism, une philosophie et un mouvement social qui se basent sur des données concrètes et la logique pour trouver les meilleures façons d’aider autrui). 

    En l’occurence, dans ce cas précis, comment utiliser l’IA de manière responsable et sûre pour le bien de tous ? En clair, il s’agit de jongler entre l’innovation rapide en IA et la nécessité absolue de maintenir ces technologies sécurisées et éthiques.
     
  2. L’antagonisme entre les objectifs non lucratifs des fondations (statut initial d’OpenAI) et la nécessité de lever des fonds importants pour la recherche en Intelligence Artificielle Générale (AGI) (kézako) est un sujet clé dans le domaine de l’IA.

    Et bim… hier, une lettre de chercheurs d’OpenAI envoyée quelques jours auparavant au conseil d’administration, mentionnée par Reuters, a soulevé des inquiétudes sur une découverte en IA qui pourrait menacer l’humanité (sic).

    Cette lettre et les préoccupations concernant la commercialisation précipitée des avancées en IA ont joué un rôle dans l’éviction temporaire de Sam Altman. Le projet Q* (prononcer QiouStar) d’OpenAI, visant potentiellement l’AGI, est au centre de cette controverse. Cette IA, qui résout des problèmes mathématiques, pourrait montrer un potentiel de raisonnement similaire à l’intelligence humaine… Super…

Que pouvons nous en retirer ?
 

Bien sûr la question de la sécurité liée à l’IA, mais à plus court terme, nous concernant, cet épisode nous rappelle le bon vieux « ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier ».

Que ce serait-il passé si OpenAi s’était disloquée en plein vol… ? Bien sûr que l’on peut opposer à ce scénario que trop d’intérêts étaient en jeu, mais pour rappel, lundi (il y 4 jours 😱), 700 des 770 salariés étaient sur le départ et Microsoft avait raflé la mise avec l’arrivé de Sam Altman (notre ministre du numérique avait pourtant bien essayé) de son numéro 2, Greg Brockman.

L’IA générative rentre nos métiers, de plus en plus, de plus en plus vite, que ce soit pour gagner en productivité, pour créer des contenus, pour harmoniser de la data hétérogène, etc…

Pour une marque, être dépendant d’une seule solution comme GPT-4 est un risque.

Même si tout le monde n’est pas d’accord avec l’Open Source, je vous partage ici deux convictions :

  1. Valorisez des solutions open source (vraiment open source) pour comprendre ce qu’il y a sous le capot, sécuriser ses données d’entraînement sur vos serveurs, maîtriser ses coûts (les API sont encore chères et en tous cas il faut faire ses calculs)
     
  2. Valorisez des solutions européennes et/ou françaises pour éviter les lois extraterritoriales US.

Mais aux US aussi la concurrence s’organise. A noter que le concurrent qui monte vraiment c’est Claude 2.1, édité par Anthropic, un modèle qui se veut plus éthique (constitutional AI). Les comparaisons tournent à son avantage.

Et en Europe, côté régulateur, alors que cela coinçait depuis plusieurs semaines, la France, l’Allemagne et l’Italie se seraient accordées le week-end dernier. L’AI Act européen réglementerait l’application et non la technologie. Les éditeurs devront fournir des informations sur le modèle d’apprentissage mais pas de sanction pour démarrer. 

Qu’est-ce que cela change pour nous ? Peut-être une régulation qui ne tuera pas trop vite l’innovation.

A commencer par Aleph Alpha en Allemagne, mais surtout deux acteurs français 

Mistral7b et Alfred développé par LightON.

Par ailleurs, l’information a été occultée vendredi dernier, mais Kyutai (prononcer Cute AI en anglais) a été lancé par Xavier Niel, fondateur de Free, Rodolphe Saadé, PDG du groupe CMA CGM, et Eric Schmidt, ancien PDG de Google. Ce laboratoire parisien de recherche en IA, avec un budget de 300 millions de dollars, se concentrera sur le développement de l’intelligence artificielle open source.

La CNIL surveille tout cela et accompagne plusieurs initiatives pour étudier la conformité IA & RGPD : conseils pour les usagers dans leurs démarches administratives, vidéos surveillance à la RATP, et recommandation aux usagers sur leur consommation d’eau à Nantes.

D’ailleurs concernant l’usage de l’IA pour vos projets (agent conversationnel, recherche, service client, marketing…), intéressant de voir que certaines professions commencent à établir des recommandations d’usages. 

C’est le cas du barreau de l’Etat de Californie qui vient de publier cette liste. Un grand nombre de ces points ne sont pas uniquement liés au métier d’avocat et pourraient se retrouver dans la prochaine charte IA de votre entreprise. Il est tout à fait possible que dans quelques temps vos clients vous demandent une transparence sur votre utilisation de l’IA.

Côtés usages toujours, si vous souhaitez savoir à quoi servent les petits bots (les GPTs) les plus populaires, c’est ici (ou là sur la création de contenus) et cela peut vous donner des idées pour être utile à vos publics.

En terme de création, les styles lancés par Midjourney permettent désormais de créer de la cohérence entre les images générées. Imaginez toutes les images produites pour votre marque avec une même pâte, un même ton coloriel, … Tout est expliqué ici (à transmettre à vos créatifs).

Génération d'images cohérentes avec la marque avec Midjourney

Pour conclure, continuer à bien savoir utiliser l’IA dans nos métiers, c’est savoir lui donner les bonnes consignes (les fameux prompts) 👇 . Indispensable à mes yeux de ne pas se laisser distancer.

Comment ? Par exemple, comme ce comex avec qui j’ai passé une demi-journée où métier par métier (CEO, DAF, Opérations, Marketing, RH, Sales) nous avons détaillé des prompts très très concrets… Intéressé(e) ?

Très bon week-end à toutes et à tous.

Croquis The Newyorker IA vs Journaliste

A retenir cette semaine

NPS : Quand les Chiffres Rencontrent l’Humain

Cette semaine un coup de gueule sur LinkedIn sur le NPS (Net Promoter Score) nous a rappelé à quel point c’est un outil que l’on aime détester. Mais avant de tout jeter, prenons un moment pour vraiment comprendre de quoi il s’agit.

NPS, c’est quoi au juste ?

Le NPS, c’est comme demander à vos clients : « Sur une échelle de 0 à 10, vous nous recommanderiez à vos amis ? ». Les notes de 9 et 10 sont vos fans, 0 à 6 vos critiques, et les 7-8, ceux qui sont « bof » à propos de votre marque. A l’origine, c’est un indicateur qui permet de mesurer en une question votre satisfaction en tant que client. Vous recommanderiez vous une marque qui ne vous apporte pas de satisfaction ? Vous auriez l’air de quoi ?

Entre Bon Usage et Dérive

Oui mais voilà, il y a des dérives. Cet article mettait en scène un client mécontent d’être interrogé mécaniquement pour un NPS, suite à une simple révision de voiture. « Une simple révision. Dans le même garage que les fois précédentes, ce n’est pas un signe de fidélité et satisfaction ça ? »

Et puis, ce deuxième article, soulignant que trop souvent, le NPS devient une fin en soi, plutôt qu’un moyen d’améliorer l’expérience client. 

Entre NPS utilisé à tort et à travers, et enquêtes qui sonnent comme des robots, est-ce vraiment cela le marketing relationnel ?

Et le Cluetrain dans tout ça ?

Mentionné dans le post, on revient souvent au ClueTrain Manifesto (le manifeste des évidences). Ce bon vieux principe, lancé en 1999, nous rappelle une chose : les marchés sont des conversations et il met l’accent sur l’interaction humaine à l’heure du numérique. 

En d’autres termes, derrière chaque chiffre NPS, il y a une personne. Une vraie. Avec ses émotions, ses attentes, ses déceptions. Le NPS, c’est juste un indicateur, certes utile, mais un indicateur. Point.

Attention à la loi de Goodhart : « lorsqu’une mesure devient un objectif, elle cesse d’être une bonne mesure ».

Alors, que retenir ? Le NPS, oui, mais avec une dose de bon sens et beaucoup d’écoute.

PS : Curieux de voir comment tout cela se lie au Cluetrain Manifesto ? Jetez un œil à la synthèse sous forme de mindmap que nous avions réalisée pour une petite séance de brainstorming !

Mindmap Cluetrain Manifesto

En bref (ou presque)

📊 Benchmark : Inspirez-vous des Campagnes LinkedIn

À la recherche d’inspiration pour vos prochaines campagnes ? Saviez-vous que vous pouvez accéder à toutes les campagnes sur LinkedIn par pays, thème, et date ? Exemple : jetez un œil à toutes les campagnes RH en France des 30 derniers jours : LinkedIn Ad Library – RH France.

Bibliothèque de publicités LinkedIn

📚 Google Met à Jour des Directives pour les évaluateurs de la Qualité de Recherche 2023

Les évaluateurs de qualité de recherche de Google sont des contractuels qui utilisent les directives de qualité de recherche pour évaluer la pertinence et l’utilité des résultats de recherche. Ces directives, mises à jour en 2023, se concentrent sur l’intention de l’utilisateur et la satisfaction de ses besoins, visant à affiner la qualité des résultats de recherche. Par exemple, elles incluent de nouvelles instructions pour évaluer les forums et les pages de questions-réponses, en particulier pour les discussions nouvelles, conflictuelles ou trompeuses. De plus, l’importance de la localisation de l’utilisateur est soulignée pour mieux comprendre les requêtes. Ces mises à jour aident Google à améliorer ses algorithmes en fournissant un retour basé sur les évaluations humaines. Analyse des directives ici.

📉 Le Digital Ralentit, les Médias Résistent : Changements dans le Paysage Publicitaire ?

Selon le Baromètre unifié du marché publicitaire (bump) édité par Kanter,  les investissements publicitaires dans le digital montrent un ralentissement significatif, avec une croissance de seulement 5% sur les neuf premiers mois de 2023, comparé à une augmentation moyenne de 11% par an entre 2018 et 2022. Les médias traditionnels français résistent bien, enregistrant une hausse modeste de 1,5%. Et si le marché digital approchait de sa maturité, suggérant un besoin de stratégies publicitaires plus nuancées et diversifiée​​​​s ? Plus d’organique et de CRM peut-être ? On a notre idée 😉. Source JDN

Nombre d'annonceurs actifs par media (Kantar)

🚀 Hootsuite Lance les Projections 2024 pour les Médias Sociaux

Selon Hootsuite, 2024 verra l’émergence de trois tendances clés dans les médias sociaux.

  • Authenticité vs IA : Alors que l’IA prend de l’ampleur, la vraie question est de savoir comment maintenir l’authenticité dans nos interactions.
  • Choix et ROI : Se concentrer sur les réseaux les plus rentables est essentiel (Instagram, LinkedIn, WhatsApp, exit Twitter) ; il est temps de prioriser l’efficacité sur la présence.
  • Divertissement en Priorité : Les médias sociaux sont avant tout un espace de divertissement, un aspect que les marques doivent impérativement intégrer dans leur stratégie de contenu alors qu’elles sont trop autocentrées.

Source : Mediarama – Médias Sociaux 2024

Tâches robotisées VS humaines sur les réseaux sociaux