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📌 Sommaire L'édito Brèves : Google repousse encore la fin…
📌 Sommaire L'édito Brèves : Le Guide 2024 pour optimiser…

RnD Café ☕️ – #332

Faire simple

Faire simple… et si c’était la promesse de l’intelligence artificielle (IA) ?

Le Gouvernement veut faire plus simple. C’est le sens de son communiqué de presse de mercredi qui revient sur les premiers tests d’un outil au service de 1000 agents volontaires avec un temps moyen de réponse passé de 7 jours à 3 jours. 70% des agents ont trouvé l’expérience positive tandis que 74% du public était satisfait des réponses apportées. Nous pouvons nous attendre dans les prochains mois à ce que le niveau global de réponses aux questions posés par les citoyens, les consommateurs progresse… et donc leurs attentes avec. Tous les acteurs vont devoir avancer vite pour rester au diapason.

En terme d’aide à la création aussi, la tendance est à la simplification.

MidJourney (l’outil leader de création d’images via l’IA) veut faire simple et lance son nouveau site alpha.midjourney.com (pour l’instant réservé aux créateurs de plus de 10000 images). L’idée : rendre plus accessible l’outil de création. L’expérience utilisateur est améliorée avec un site plus rapide et propre, une interaction facile, et des améliorations significatives dans la gestion et la description des images, malgré quelques limitations comme l’absence de zoom personnalisé et de fonction « tune ». Voir la démo ici. Une V6 est attendue dans les dix jours (réalisme accru, meilleure gestion de la lumière et des textures, nouvelles grilles)…

Google, eux aussi ont tenté de simplifier… Bim !

Sans être fallacieuse, la vidéo impressionnante qui présentait leur nouveau modèle, Gémini, comportait pourtant des éléments subtilement modifiés. On l’avait pointé la semaine dernière. Ce détail révèle une certaine inquiétude chez eux, confronté à des rivaux de poids tels qu’OpenAI, Microsoft, Anthropic et Mistral, et trahit un déficit de transparence dans leurs communications. (À lire chez Benoit Raphaël).

Mi-novembre, pour apaiser les craintes des investisseurs de Microsoft sur la dépendance à OpenAI, Satya Nadella, son PDG, a mis en avant Llama 2 de Meta et Mistral, une start-up française. Nous en parlions et c’est confirmé, Mistral, avec son approche open sourcea levé 385 millions d’euros, atteignant une valorisation de deux milliards de dollars, un record pour une jeune entreprise française. Son modèle, Mixtral, est innovant et positionné l’IA française comme un concurrent sérieux aux solutions US. Ce modèle utilise un modèle (« Mixed of Experts ») à 8 experts, chacun avec un modèle de 7 milliards de paramètres, similaire à GPT-4 qui associe 16 experts en binômes sur des modèles de 11 milliards de paramètres.

Nous l’évoquions aussi la semaine dernière, mais le sujet, pour vous et nous, professionnels du numérique, va de plus en plus tourner autour des choix technologiques. Quel modèle d’intelligence artificielle utiliser pour apporter des contenus, de l’efficacité, des services à nos publics en ligne ?

Vous l’avez compris au fil de ces newsletters : le paysage concurrentiel ne cesse de s’élargir. Regardez par exemple cette infographie sur les différents outils IA classés par audience.

50 most visited AI tools with over 24B visits

Du coup, la tendance indiquée ici la semaine dernière se confirme. Des benchmarks apparaissent de plus en plus pour tester les différents modèles selon les services que vous souhaiterez proposer en interne ou externe. Celui de Gemini (Google) permet de commencer à le comparer à d’autres alors qu’en France nous ne pourrons réellement le tester que dans quelques temps. D’autres outils comme openrouter ou chatbot arena, permettent de comparer les résultats d’un même prompts sur plusieurs modèles.

À noter que c’est la démarche utilisée par la BNP qui arbitre entre les modèles selon ses besoins et les contraintes de consommation énergétique. Rappelons que la création d’une image à l’aide de l’IA générative consomme autant d’énergie que la recharge de votre téléphone.

Côté régulateur, c’était l’importante nouvelle de la semaine.

La loi européenne sur l’IA (AI Act) a été adoptée après 37h de négociation finale. Elle introduit un système de réglementation à plusieurs niveaux basé sur les risques. Elle impose des obligations strictes pour les systèmes d’IA à haut risque, y compris une évaluation obligatoire de l’impact sur les droits fondamentaux. Les modèles de base nécessitant une grande puissance de calcul sont réglementés, et certains systèmes d’IA seront interdits, avec un délai de conformité de six mois. La loi exige également la transparence, la gestion des biais, une documentation complète et une surveillance humaine pour les systèmes d’IA à haut risque. Les non-conformités peuvent entraîner de lourdes amendes. La France pourrait encore s’opposer au texte consolidé, car le gouvernement n’a pas encore le détail précis et le diable se cache dans les détails. C’est vraiment quelque chose à suivre pour dans les prochains mois pour s’assurer que vous développerez bien sur des modèles validés.

Côté usages et pour continuer à renforcer vos compétences en matière de prompt, toujours beaucoup de conseils sur les réseaux. 
 

Guide ChatGPT - 6 stratégies de prompts

Côté outils, celui de la semaine permet de chercher dans un pdf volumineux : https://www.humata.ai/

Ceux liés à la création pour vos contenu continuent d’évoluer à vitesse grand V.
 

Les marques s’emparent davantage de l’IA à l’instar de Coca qui détaille l’emploi de l’IA générative dans sa communication.

Ou ce dernier (faux) film d’Adidas fait en une nuit par un réalisateur… Pendant d’ailleurs que la marque aux trois bandes ainsi que Reebok lancent à leur tour (après Nike) leur modèle dans le métaverse (et oui, ça continue…)

Et pour conclure, vous avez remarqué que parfois (de moins en moins), il était facile de déceler une image générée par l’IA car les protagonistes se retrouvaient affublés de 6 ou 7 doigts à leurs mains.

Si vous voulez tromper la réalité, cette bague 6ème doigt en latex vous permettra d’affirmer sans sourciller lors de la prochaine photo de vous en soirée que non, ce n’est absolument pas vous et que c’est une image générée par IA.

La preuve ? Regardez bien, vous avez 6 doigts !

Sur ce, passez un bon week-end !

Image IA

En bref (ou presque)

👫 Quelles sont les plateformes sociales préférées des adolescents ?

L’étude du Pew Research Center (vu chez Fred Cavazza) indique qu’aux Etats-Unis, 71% des 13-17 vont sur YouTube au moins une fois par jour.

Plateformes sociales préférées des adolescents

🔢 Chiffres Retail Media

GroupM prédit que d’ici 2028, les revenus du retail media surpasseront ceux de la publicité TV linéaire et CTV (TV via internet) combinés. En 2023, la croissance des revenus est estimée à 5,8% (889 milliards de dollars, hors publicité politique), mais devrait ralentir à 5,3% l’année prochaine.

Malgré un ralentissement de l’économie attendu en 2024, un faible taux de chômage mondial maintient les dépenses des consommateurs. Les principaux acteurs du Retail Media restent Amazon et Alibaba. La publicité digitale globale devrait augmenter de 9,2% en 2023, mais ralentir à 7,3% en 2024.

📱 Applications mobiles : 4h/j en France

Selon une étude de Data.ai, nous allons passer encore plus de temps sur nos mobiles en 2024 (😱). Voir à ce propos, le sujet suivant !
Quelques prédictions : 

  • Toujours plus d’IA générative dans les applications.
  • Déclin de X (ex Twitter) et du microblogging (moins d’annonceurs)
  • Les revenus de TikTok dépasseront tous ceux des autres plateformes
  • Jeux mobiles : revenus en baisse mais qui remonteront en 2024
  • Réseaux sociaux : toujours plus de temps et d’argent dépensé

Du côté de chez RnD

Le numérique chez RnD, on connaît bien… trop, peut-être même. A tel point qu’il faudrait lâcher davantage nos écrans, non ?

C’est exactement le propos de la Fondation pour l’Enfance qui publiait dès février le premier baromètre croisé sur la perception de l’impact des usages numériques dans la sphère familiale sur le développement des jeunes enfants (0-6 ans).

Parmi les enseignements, les parents ont tendance à sous-estimer l’impact de leurs propres usages numériques sur le développement de leurs enfants.   La Fondation pour l’Enfance est plus que jamais convaincue de la nécessité d’axer son action sur l’accompagnement des familles dans la régulation des usages numériques en famille, et nous, RnD, sommes particulièrement fiers de les accompagner dans le déploiement d’ateliers de sensibilisation à destination des collaborateurs dans les entreprises, dans l’élaboration du nouveau baromètre 2024 et dans le soutien des actions de plaidoyer menées par la Fondation auprès des pouvoirs publics.

Si vous aussi, vous souhaitez contribuer, c’est ici. 

Restez à l’écoute pour d’autres mises à jour sur ce partenariat.

Fondation pour l'Enfance